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Gilles Gobelin Gilles Gobelin , natif de Reims, fut, au XIVe siècle, le plus célèbre teinturier de laine, réputé pour ses rouges à l'écarlate ; sous le règne de François Ier, il construisit sur la Bièvre, au-dessous du vieux moulin de Croulebarbe, une manufacture avec habitation. La première est figurée sur les plus anciens plans de Paris par une sorte de turbine à ailes, bâtie sur un massif de pierre et entourée par un mur d'enceinte. C'était le moulin des Gobelins, qui n'avait d'autre emploi que de régler par une vanne la hauteur des eaux de la Bièvre, employées comme force motrice. La maison, d'origine plus ancienne, s'appela la Folie-Gobelin, sur l'emplacement de laquelle s'élève aujourd'hui la Manufacture nationale. La manufacture des Gobelins est une manufacture de tapis à Paris, située dans le XIIIe arrondissement. Elle fut créée au début du XVIIe siècle sous l'impulsion d'Henri IV. Son nom officiel est « Manufacture nationale des Gobelins et de la Savonnerie », du fait du rattachement aux Gobelins en 1825 de l'ancienne Manufacture de la Savonnerie, crée par Marie de Médicis. Image : Tapisserie, détail : Louis XIV et Colbert en visite à la manufacture des Gobelins en 1667 |
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Henri Delavallée Né à Reims en 1862, Henri Delavallée obtient le premier prix au concours général de philosophie. En 1879, il s’inscrit à la Sorbonne et à l’Ecole Nationale des Beaux Arts. Il sera l’élève de Carolus Duran et de Luc-Olivier Merson et rencontre sa future femme, Gabrielle Moreau, elle-même artiste peintre. En 1881, il découvre Pont-Aven ; ils logent chez les cousins de son ami, le peintre Hersart du Buron, au manoir du Plessis. Delavallée y séjourne régulièrement à Pont-Aven. En 1886, il y fait connaissance de Paul Gauguin et de Emile Bernard. Il travaille à Marlotte en 1887 auprès de Pissarro et de Seurat. Entre 1886 et 1890, il réalise des toiles divisionnistes et des pastels pointillistes. En 1889, il exécute des eaux fortes. De 1891 à 1896, Delavallée expose chez Durant-Ruel ainsi qu’à la société des Amis des Arts de Nantes et au salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. En 1894, il retrouve Gauguin à Pont-Aven. En mai 1895, il présente trois gravures à l’exposition d’art appliqué de Liège. En 1896, la famille Delavallée quitte Paris pour Constantinople, où elle s’installe plusieurs années. Henri Delavallée et sa femme connaissent alors un franc succès auprès de la haute société Turque. La famille rentre en France en 1901, et réside en Bretagne. Le couple voit naître leur fille Yvonne. A Pont-Aven, ils se lient d’amitié avec Théodore Botrel. Ils s’installent définitivement à Pont-Aven où Delavallée continue de peindre et de graver des estampes. En 1941, la galerie Saluden à Quimper organise une rétrospective de son œuvre. Henri Delavallée meurt en 1943 à Pont-Aven, où il est inhumé. |
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Jean Baptiste de la Salle Né à Reims le 30 avril 1651, fils d'une riche famille de commerçants et de juristes rémois, il était le fils aîné de Louis de la Salle et de Nicolle de Moet de Brouillet. A 16 ans, il hérite par son grand-oncle, archidiacre de Reims et chancelier de l'Université de cette ville, d'un canonicat. Il fit de sa vie un dévouement cntinuel et distribua tout son patrimoine aux pauvres : dès 1679 il crée des écoles publiques, ouvertes aux enfants pauvres de la ville de Reims, et desservie par un groupe de frères. Prônant renoncement et pauvreté aux frères recrutés pour enseigner dans ses écoles qui commence à fleurir à Paris et dans plusieurs villes de Champagne, sa richesse devient un obstacle, il résigne alors son canonicat et fait don de toute sa fortune lors de la grande famine de 1681, et se trouva réduit à la mendicité, au grand scandale de sa famille. Il ouvre en 1705 une première école de maîtres qu'on peut considérer comme l'ancêtre des écoles normales, et complète son oeuvre par des écoles du dimanche au profit des ouvriers. Ses innovation pédagogiques : la leçon n'était pas donnée individuellement mais dans une classe et l'on apprenait à lire en français et non en latin. Ces nouveautés devaient bouleverser la pédagogie en France. Pour la formation des frères, il créa en 1692 à Vaugirard le premier Noviciat et en 1698 acheva de mettre au point les règles de la Congrégation. Il fut proclamé bienheureux en 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par Léon XIII. Sa fête est fixée au 7 avril. En 1937 ses reliques ont été transférées à Rome. Le 15 mai 1950, le pape Pie XII fit de lui le patron des enseignants
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Jean Baptiste Drouet d'Erlon Jean-Baptiste Drouet est né à Reims le 29 juillet 1765. Il est fils de charpentier. Apprenti chez un serrurier à Reims, puis soldat dans l'armée royale en 1780, il rentre à Reims en 1785 pour être charpentier au côté de son père. En 1792 il s'engage dans le bataillon des chasseurs de Reims pour défendre la patrie. Par la suite, il intègre l'armée du Rhin, dans laquelle il sera caporal puis capitaine. S'en suivirent une série d'actes de bravoures militaires, et il obtient les unes après les autres les distinctions et promotions militaires ou politique. Général de brigade pour sa bravoure à la bataille de Zurich, général de division en août 1803, il défend à Austerlitz, à Lübeck puis à Iéna. Il est gravement blessé à la bataille de Friedland, il reçoit la croix de grand-officier de la Légion d'honneur de la main même de Napoléon, ainsi que le domaine Saint-Vincent, sur la commune d'Erlon (02, Aisne) et 25000 F. En 1809, anobli Comte d'Erlon par lettres patentes, et en possession du Château d'Erlon depuis le 28 janvier, Jean-Baptiste Drouet d'Erlon reçoit le commandement temporaire d'un corps d'armée Bavarois sur le Danube. Il aide le roi Maximilien à reprendre le Tyrol. Napoléon abdique le 4 avril 1814. Jean-Baptiste Drouet d'Erlon se rallie à Charles X à la demande du ministre de la guerre. Le 13 mars 1815, il est emprisonné, suspecté d'avoir participé au complot "Lefebvre-Desnouettes". Le retour de Napoléon lui permet de sortir de prison. Pair de France le 2 juin 1815, il combat à Waterloo à la tête de 20 000 hommes au coté du maréchal Ney pour prendre la Haye-Sainte. La bataille de Waterloo est un échec, l'armée de l'empereur bat en retraite et Jean Baptiste Drouet d'Erlon installe son quartier général à Châtillon. Disgracié pour s'être vivement opposé Louis XVIII et être partisan du Duc d'Orléans, il perd tous ses biens et le roi veut le soumettre au jugement d'un Conseil de Guerre. Pour échapper à Louis XVIII, il se déguise, traverse la Suisse et rejoint la Bavière, gouvernée par le roi Maximilien.Celui-ci le protège des autorités françaises, lui offre de s'établir près de Munich et lui prête une nouvelle identité. Il ouvre une brasserie. En France, une condamnation à mort par contumace a été prononcée contre lui par la justice du roi de France. Il part pour Bayreuth, pour finalement être amnistié par Charles X lors du sacrement. Il ne rentre en France que sous Louis-Philippe, qui, à la chute de Charles X, le nomme pair de France et le décore du Grand Ordre de la Légion d'honneur. Commandant de la 12e division militaire en 1832, il intervient à Nantes comme commandant lors les émeutes royalistes engendrées par la duchesse de Berry. En 1834 il est promu gouverneur d'Algérie et y il reste 2 ans. Renvoyé vers son commandement Nantais en 1837, il clos sa carrière en 1843 et vient s'installer à Paris. Louis-Philippe le nomme Maréchal de France en 1843. Il meurt, pauvre, le 25 janvier 1844 à Parisien, refusant les derniers sacrements, dans les bras de sa fille. Le gouvernement français a payé les funérailles et doté sa fille. Il y eut deux cérémonies d'obsèques, l'une, le 29 janvier 1844 à la chapelle Saint-Louis des Invalides à Paris, et l'autre, le 3 avril 1844, à la cathédrale de Reims où DROUET d'Erlon souhaitait être inhumé.. Le 16 avril 1794, Jean-Baptiste Drouet avait épousé Marie-anne ROUSSEAU, fille du marchand faïencier Nicolas ROUSSEAU. Par ailleurs, son frère, Jean-François Drouet, se trouvait être déjà marié la sœur de sa future épouse, Marie-Jeanne ROUSSEAU. Lorsqu'il s'établi à Paris vers 1800 avec sa famille, il a 3 enfants dont 2 fils, Nicolas Adolphe, l'aîné; Adolphe, la cadet ; et Marie-Anne, la benjamine. Jean-Baptiste DROUET d'Erlon se trouve veuf en 1828. |
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Jean Godinot Jean Godinot, né en 1661 à Reims, docteur en théologie, fut chanoine du chapitre métropolitain de Reims (1692) et syndic de la faculté de théologie (1706). S'étant enrichi en cultivant ses vignes de Verzenay et de Bouzy et en vendant des vins très recherchés, il consacra sa fortune à des oeuvres de bienfaisance et dépensa plus de 500 000 livres à construire des fontaines publiques, à fonder des hôpitaux, à établir des écoles chrétiennes et gratuites, et à orner le coeur de la cathédrale de Reims. Ainsi devenu un bienfaiteur de la ville de Reims, il meurt en 1749. |
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Jean-Baptiste Colbert Il est né le 29 août 1619 à Reims (51, Marne), il est le fils de Nicolas Colbert de Vandières, bourgeois drapier de Reims, lui-même fils de , contrôleur des gabelle, anobli en 1595. Présenté à Louis XIV par Mazarin, il est alors commis au bureau des finances. Il collaborera avec le Roi durant 22 ans. En 1661, le Roi lui donne la Charge de Surintendant des Finances, puis en 1665 celle de Contrôleur Général des Finances. En 1668 il est Secrétaire de la Maison du Roi et en 1669 il passe à la tête de la Marine, pour laquelle il crée une flotte de guerre de 256 bateaux. Il fonde l'Académie des sciences en 1666. Il fait agrandir de nombreux ports français, rachète Dunkerque aux anglais. Il participe à faire arrêter Fouquet. Il diminue les impôts, réforme la justice, l'industrie et le commerce, et ce avec la plus totale confiance de la part du Roi. Pourtant, il faillit tomber en disgrâce peu avant sa mort pour avoir mécontenter Louvois, tandis qu'il gérait les dépenses du Ministère de la Guerre. Il meurt le 6 septembre 1683 à Paris et fût enterré à Saint-Eustache. Ses restes (sauf les jambes ?) furent par la suite transférés dans les catacombes en 1787.
Image : Tableau de Jean Lefèvre. |
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Nicolas Bacquenois Né à Reims, vers 1530, proto-typographe de la capitale de la Champagne, il apporta le premier à Reims l'art de l'imprimerie. Pour ces Canones il partagea le privilège avec le second grand imprimeur rémois, Jean de Foigny, devenue son associé vers 1561,surtout connu pour son édition du Nouveau Testament. A partir de 1562 le nom de Foigny figure seul, Nicolas Bacquenois devenu le désormais célèbre imprimeur du Cardinal de Lorraine. Les débuts de l'imprimerie dans la ville de Verdun remontent à 1540. Nicolas Bacquenois y fut actif de 1560 à 1571 : on connaît 23 livres sortant de ses presses. Nicolas Bacquenois meurt vers la fin du XVI ième siècle. |
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Pierre Cauchon Né à Reims (51, Marne) en 1371, il appartient à une grande famille bourgeoise, bien que sa branche directe soit plus modeste. Maître ès Arts en 1391, il étudie la théologie à l'Université de Paris, et serait diplômé en droit canonique. Il devint le doyen de l'Université de Paris. En 1407, il aurait abandonner ses études et ses charges en suivant le duc de Bourgogne, quelques jours suivant l'assassinat du duc d'Orléans. Membre du parti Réformiste, il sera conseiller de Jean Sans Peur en 1409.Il est vidame de Chartres en 1410. En 1411, il fait partie de la Commission chargée de juger les partisans du duc d'Orléans (les Armagnacs). Certains, contre rançon, échapperont au supplice. Il est membre en 1413 de la Commission chargée de rédiger l'ordonnance réformatrice dite cabochienne pour les Etats Généraux. Il fit aussi partie d'une délégation représentant les bourguignons au Concile de Constance. Il participe en mai 1420 à l'élaboration du traité de Troyes qui accepte la transmission de la couronne de France à l'Angleterre à la mort de Charles VII. Il est nommé Evêque de Beauvais en août 1420, grâce à Henri V et devient maître des requêtes et conseiller du Roi. Lorsque Charles VII marche sur le diocèse de Beauvais, il se réfugie à Rouen, où il sera en charge de présider le tribunal jugeant Jeanne d'Arc, réputé austère envers la jeune femme. En 1431, il ne peut acquitter Jeanne d'Arc sans renier ses convictions passées, et la jugera donc hérétique. On dit qu'il fût pourtant méticuleux dans ses recherches, mais même si le soin qu'il apporta à réaliser ses investigations évitèrent à Jeanne la torture ecclésiastique, même s'il jura chercher le salut de son âme plutôt que sa mort, le doute existe toujours sur ses réelles intentions. L'Evêque de Lisieux le récompensera en 1432 d'avoir fait le choix du bûcher. En 1435 il participe au Concile de Bâle durant lequel il sera excommunié, puis finalement absous, puisqu'il rectifie sa faute enfin en payant les annates dues pour sa charge à l'Evêché de Lisieux. Il fit édifier dans cette ville une chapelle à la gloire de la Vierge, où repose encore sa dépouille. Il meurt à Rouen le 18 décembre 1442
Image : estampe de Francois Roger De Gaignieres, "Le Tombeau de Pierre Cauchon" |
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Robert Nanteuil Robert Nanteuil est né à Reims en 1623, il est le plus connu des portraitistes français qui travaillèrent au burin. Ce n'est qu'à 25 ans que Nanteuil se rend à Paris, en 1647 à Paris, où il fréquente Philippe de Champaigne et Abraham Bosse qui lui apprend la gravure. Il se rend vite célèbre par son sens de l'observation et le réalisme de ses portraits. Rencontrant un immense succès dans la capitale, il dessina et grava le portrait des plus célèbres de ses contemporains. Il grave le portrait de tous les personnages de la cour, accompagnés d'une dédicace en vers. Il fit en particulier onze portraits de Louis XIV et six de Colbert, autre natif de Reims. Louis XIV lui donne le titre de graveur et dessinateur du roi. Spécialiste du portrait en buste (221 pièces), il gravait de préférence d'après ses propres dessins et pastels. Sa gravure est moelleuse et colorée. Ses portraits sont superbes. Il eut de très nombreuses commandes qui l'obligèrent à se faire aider : dans son atelier des graveurs exécutaient les vêtements, les accessoires, les fonds tandis qu'il se réservait les têtes et les dernières touches sur l'ensemble. Il meurt en 1678 à Paris. |
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