Flodoard Chroniqueur et poète français d'expression latine de l’époque carolingienne, Flodoard serait né à Épernay vers 894. Il vint étudier à Reims, intégra le service religieux dans la cathédrale des Sacres et devint chanoine en 919. Il rédige, de 919 à 966, dans "les Annales", des chroniques sur les évènements dont il est témoin, ce qui fait de Flodoard un témoin de l'histoire dont les travaux de rapporteur sont d'une réelle portée historique. Entre 925 et 937, il rédige son épopée en 20 000 vers, Les Triomphes du Christ, oeuvre à la gloire du Messie. Pour les Rémois, c'est surtout son Histoire de l'Eglise de Reims, écrite entre 948 et 952, qui fait de Flodoard un personnage célébre pour les Champenois. C'est ainsi que nous savons que l'évêque Saint Nicaise aurait transféré le siège épiscopal au coeur de Reims, vers l'an 400. Lors de l'élection du Chapitre, pour la nomination d'un nouvel évêque, il est soutenu par les archevêques Hérivé et Séulf. Mais comme Flodoard c'était précédemment opposé à l'élection d'Hugues de Vermandois comme archevêque, Héribert, comte de Vermandois et oncle d'Hugues, le prive de son chapeau par deux fois. Il en gardera une rancoeur tenace, et lorsque qu'Hugues obtint finalement son poste d'archevêque, au cours duquel il démis Artaud de son pontificat de Reims, Flodard prit le parti d'Artaud, pour lequel il avait réalisé des émisserats en Germanie ainsi qu'au Vatican. Flodoard dû alors quitter Reims, et se retira, du moins le pense-t-on, à l'abbaye de Saint-Basle, dont il est alors abbé. Entre 951 et 953, il est encore élu évêque, de Noyon et de Tournai. En 962, âgé et infirme, il se démet de ses fonctions et meurt 4 ans plus tard, à Reims, le 28 mars 966. |